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Chaleur verte

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Chaleur renouvelable

Chaleur renouvelable

CONTEXTE

  • En décembre 2019, le PWEC 2030, contribution de la Wallonie au PNEC 2030, avait surtout mis en avant un objectif de décuplement des pompes à chaleur entre 2015 et 2030.
  • En novembre 2020, une mise à jour de la Stratégie wallonne de rénovation a estimé à environ 40% les économies d’énergie réalisables dans le secteur résidentiel d’ici 2050, tout en tablant, dans le secteur tertiaire, sur des bâtiments essentiellement neutres en carbone d’ici 2040.
  • A Bruxelles, la Stratégie de rénovation du Gouvernement table encore et toujours sur une division par 3 ou 4 des besoins en chaleur d’ici 2050.
  • En décembre dernier, le Parlement wallon a voté un nouveau Décret PEB portant surtout sur l’intégration des renouvelables dans les nouvelles constructions et les rénovations profondes.
  • Un Décret Sous-Sol visant notamment à encadrer les géothermies de faible et de grande profondeurs et le stockage géologique de chaleur et de froid est en préparation, de même qu’une étude concernant précisément le potentiel de la Région en matière de géothermie peu profonde.
  • Et une stratégie biomasse-énergie est également en cours d’élaboration.

ENJEUX POUR LE SECTEUR

  • Une amplification rapide et significative de la transition énergétique dans le domaine de la chaleur, s’appuyant notamment sur une sortie progressive des systèmes de chauffage recourant aux combustibles fossiles.
  • Un plan de développement de la chaleur verte et des réseaux de chaleur également ambitieux pour Bruxelles.
  • La mise en place d’un mécanisme de soutien spécifique pour toutes les sources de chaleur verte et les réseaux de chaleur, tenant compte des investissements de départ généralement élevés requis et des temps de retour sur investissement difficilement conciliables avec les impératifs de rentabilité à court terme des institutions financières et des porteurs de projet privé.

POSITIONNEMENT D’EDORA

EDORA a été consultée par le SPW Energie au sujet d’un avant-projet de décret sur le sous-sol visant notamment à encadrer la gestion durable des ressources du sous-sol wallon, c’est-à-dire l’exploration, l’exploitation et la « post-gestion » des sites de stockage géologique de chaleur ou de froid, des gîtes de géothermie profonde et peu profonde aux fins de production d’énergie. EDORA a notamment insisté :

  • pour que les capteurs géothermiques horizontaux ou assimilés, qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’exploitation du sous-sol, soient exclus du champ d’application de cet avant-projet,
  • pour que la géothermie de faible profondeur en circuit fermé et le stockage géologique de chaleur ou de froid ne soient pas soumis à des contraintes inutiles,
  • pour que la géothermie et le stockage géologique de chaleur et de froid soient exonérés de toute espèce de contribution ou redevance, vu leurs coûts et bénéfices,
  • pour la création de fonds de garantie distincts pour la réparation des dommages éventuels causés par les mines et carrières et par la géothermie, pour éviter toute subsidiation croisée entre les deux.

Pour accélérer la transition énergétique, EDORA recommande aux Gouvernements régionaux d’ajouter aux normes d’intégration des renouvelables et aux mécanismes de soutien en passe d’être réformés, un calendrier de sortie progressive des systèmes de chauffage fossiles, un gel de l’extension des réseaux de gaz naturel et un encadrement de la publicité et des offres de raccordement au rabais des GRD et des fournisseurs de chaudières à combustibles fossiles.

PERSPECTIVES ET PLAN D’ACTION

  • Dialogue régulier avec les Ministres wallon et bruxellois de l’Energie et leurs Cabinets, au sujet de leurs plans de sortie des systèmes de chauffage recourant au charbon et au mazout, mais également au gaz.
  • Organisation, début 2022 à Bruxelles, d’une grande conférence sur la chaleur verte et les réseaux de chaleur, en collaboration avec plusieurs organisations partenaires.