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Intégration des demandes d’EDORA dans les priorités gouvernementales

Intégration des demandes d’EDORA dans les priorités gouvernementales

CONTEXTE

  • L’actuelle législature est cruciale pour mettre en œuvre une réelle transition énergétique qui apporte une réponse adéquate aux enjeux énergétiques et de sécurité d’approvisionnement, climatiques, environnementaux et sanitaires vécus par le pays.
  • Début 2019, EDORA avait proposé dans son mémorandum pour les élections 2019 une cinquantaine de recommandations politiques majeures afin d’alimenter la réflexion des futurs gouvernements pour négocier au mieux le virage de cette transition énergétique.

ENJEUX POUR LE SECTEUR

  • Il est essentiel que les principales recommandations politiques d’EDORA, intégrées dans les Déclarations de politiques régionales (DPR) et générales (DPG) des gouvernements, servent véritablement de cadre pour la prise de mesures pertinentes durant cette législature.
  • Les mesures inscrites dans les DPR et DPG font en effet office d’axes de travail gouvernementaux durant cette législature.
  • Les mesures politiques élaborées par EDORA permettent aussi un suivi de l’état d’avancement de la politique belge en termes de transition énergétique et facilitent le positionnement d’EDORA comme interlocuteur incontournable de cette transition auprès de l’autorité, des stakeholders et des médias.

POSITIONNEMENT D’EDORA

  • EDORA avait pu convaincre les principaux partis politiques francophones d’intégrer une série de propositions du secteur des énergies renouvelables dans leurs priorités en matière de politique énergétique. Certaines d’entre elles se sont retrouvées dans les DPR wallonne et bruxelloise et dans la DPG fédérale. Dès la mise en place des gouvernements régionaux et fédéral, EDORA a rédigé une série de mesures concrètes à rapidement adopter en réponse aux engagements politiques en termes de transition énergétique et de politique climatique.
  • EDORA a multiplié les contacts avec les ministres régionaux et fédéraux afin d’obtenir la mise en œuvre d’un maximum de propositions de la fédération.
  • En dépit d’efforts répétés à cet égard, d’un travail médiatique et parlementaire spécifique, EDORA a regretté le manque d’avancées sur les dossiers wallons en termes de transition énergétique. Afin d’objectiver cette perception, EDORA a réalisé une analyse pointue (dossier par dossier) de l’action du Gouvernement wallon en matière de transition énergétique en étudiant non seulement l’état d’avancement des dossiers-clés mais également la pertinence de leur contenu. Ce travail a débouché sur un « bulletin » structuré en grandes thématiques.
  • En juin 2021, EDORA a ainsi tiré un bilan globalement (très) décevant de l’action du Gouvernement, tout en étant naturellement consciente du contexte particulier des quinze mois précédents.
  • Le secteur a d’abord salué les efforts consentis dans l’élaboration d’une stratégie en matière de réseaux de chaleur. Cette stratégie appelle maintenant la mise en œuvre rapide de mesures concrètes. Au niveau des mécanismes de soutien à l’électricité verte, le secteur s’est montré particulièrement inquiet du retard pris dans l’élaboration du nouveau mécanisme, de l’absence de visibilité quant aux taux de rentabilité visés pour assurer la pérennité du développement des filières et des faibles moyens alloués, en décrochage manifeste par rapport aux objectifs pris dans la DPR. En matière de développement des différentes filières renouvelables, le secteur est particulièrement préoccupé par le manque de nouvelles mesures prévues et s’interroge sur la réelle volonté du Gouvernement de stimuler un déploiement de ces technologies en Wallonie. Le bilan du Gouvernement wallon sur le dossier éolien est à ce titre exemplatif et selon EDORA, catastrophique. En matière de tarification, la fédération rappelle l’importance de prévoir un nouveau modèle tarifaire qui accompagne au mieux la transition énergétique et promeuve les outils de flexibilité. EDORA estime aussi que le Gouvernement doit se montrer plus volontariste en matière de normes d’équipement (infrastructures de recharge) pour l’électromobilité et poser les jalons d’un véritable plan de sortie des énergies fossiles dans les bâtiments.
  • Ce bulletin a été soumis en primeur aux co-présidents d’Ecolo et aux ministres Ecolo du Gouvernement wallon, Céline Tellier et Philippe Henry.
  • L’appel de la fédération concernant l’évaluation de l’action du Gouvernement wallon a été pris au sérieux par Ecolo, qui a rapidement convié EDORA à une réunion avec le co-Président Jean-Marc Nollet, le Ministre Henry et la Ministre Tellier dans les locaux du parti. La réunion a été constructive et Ecolo a bien compris la démarche d’EDORA. Jean-Marc Nollet a ainsi clairement reconnu être bien conscient du fait que le bilan actuel n’est pas satisfaisant, ni à la hauteur des espérances, tout en promettant d’enclencher la vitesse supérieure en lançant une série d’initiatives sur différents dossiers (CV, éolien, …). Jean-Marc Nollet s’est montré particulièrement préoccupé par la situation de l’éolien. La Ministre Tellier a été, quant à elle, attentive à l’analyse d’EDORA relative à l’impact de l’avis du DNF sur la politique d’octroi de permis et ainsi au manque, suivant EDORA, d’utilisation de son pouvoir d’appréciation afin de mettre en balance les intérêts environnementaux locaux et globaux de l’éolien.
  • Cette rencontre a été suivie par d’autres rencontres bilatérales avec les Ministres Borsus, le Ministre Henry et la Ministre Tellier, ainsi que le cabinet du Ministre Di Rupo, sans que les avancées espérées ne se concrétisent pleinement.
  • EDORA a alors lancé un cri d’alerte médiatique début 2022 via des interviews-choc exclusives dans La Libre et Le Soir. Celles-ci ont eu le mérite de faire réagir le gouvernement et ont pu œuvrer à un déblocage des dossiers « mécanismes de soutien » et « éolien ».
  • Sur le plan fédéral, EDORA a multiplié les échanges et rencontres avec les cabinets des ministres Van der Straeten (en bonne entente avec ODE) et Gilkinet et avec le co-Président d’Ecolo afin d’initier une logique de mesures accompagnatrices de la décision de prolonger deux tranches nucléaires. EDORA a ainsi pu mettre une série de mesures concrètes sur la table et a pu directement alimenter la réflexion des négociateurs au cours de leur réunion du kern du 18 mars 2022. Ces demandes ont également été relayées au cours des différentes interviews médiatiques données à ce moment-là. Le résultat a été très satisfaisant, car certaines des mesures emblématiques de la fédération (ex. : relatives aux procédures au Conseil d’Etat et aux contraintes aéronautiques) ont été retenues et assorties de certains échéanciers ou objectifs quantitatifs pour en étayer le niveau d’importance.

PERSPECTIVES ET PLAN D’ACTION

  • EDORA suivra de près le respect des engagements régionaux et fédéraux pour en assurer une mise en œuvre effective via une multiplication de nouvelles rencontres politiques, l’élaboration de mesures concrètes et la mise sur pied, le cas échéant, d’une coalition d’acteurs soutenant les demandes d’EDORA.
  • En dépit des lenteurs et du manque de clarté observés sur certains dossiers, EDORA s’appuie toujours sur les engagements de la Wallonie via sa DPR pour croire qu’une transition énergétique réussie est encore bien possible sous cette législature. Il faudra cependant que l’ensemble du Gouvernement se ressaisisse pour se doter des moyens nécessaires à sa bonne réalisation.
  • EDORA veillera à analyser la pertinence d’assurer une mise à jour du bulletin relatif à l’action du Gouvernement wallon en matière de transition énergétique, en utilisant la même méthodologie qu’en 2021 afin d’objectiver l’état d’avancement des différents dossiers-clés.
  • Au niveau fédéral, EDORA alimentera au mieux les réflexions des ministres en charge afin de concrétiser au plus vite les engagements relatifs aux mesures accompagnatrices des accords du 18 mars 2022 relatifs à la prolongation de la durée de vie de deux tranches nucléaires. La mise en place de ces mesures devra se concevoir en concertation avec les autorités régionales.