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Bioénergies

Bioénergies

CONTEXTE

  • Parce qu’elle peut être stockée et/ou convertie (en biogaz, biocarburant ou électricité), la biomasse, issue de résidus de bois, de cultures dédiées ou de déchets agricoles et ménagers, est une source d’énergie polyvalente, modulable et même stockable, complémentaire des autres sources d’énergie renouvelables.
  • Les bioénergies représentent 73% des énergies renouvelables produites en Belgique (75% en Wallonie), dont la moitié environ à partir de bois, et touchent directement les trois secteurs énergétiques : électricité, chaleur-refroidissement et transport.
  • La biométhanisation agricole à partir de ressources actuellement trop peu valorisées (effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intercalaires, etc.) offre un potentiel important.
  • La Région de Bruxelles-Capitale, quant à elle, envisage depuis des années de biométhaniser ses déchets organiques. Fort d’un accord de Gouvernement qui va cette fois dans le même sens, son Ministre de l’Energie vient d’annoncer son intention de rapidement concrétiser cette ambition.

ENJEUX POUR LE SECTEUR

  • La biomasse offre de belles perspectives de substitution aux combustibles fossiles, de réduction des émissions de GES et de soutien de l’activité économique en zones rurales.
  • L’exploitation des bioénergies nécessite cependant un encadrement adéquat, afin d’en développer les gisements locaux, d’en stimuler le déploiement et d’en optimiser les retombées positives, tant au niveau des gisements mobilisables (pratiques sylvicoles et agricoles, distances parcourues), qu’au niveau de leur conversion (qualité de la combustion et débouchés divers).
  • En dépit de leurs nombreux avantages, les bioénergies ont encore besoin de mécanismes de soutien adéquats pour être concurrentielles dans le contexte actuel; Le cadre régulatoire semble cependant trop complexe pour en exploiter pleinement le potentiel en unités de biométhanisation.
  • Le soutien aux unités de biométhanisation ne doit pas seulement se baser sur l’énergie produite, mais également sur les nombreux co-bénéfices au niveau agricole et environnemental

POSITIONNEMENT ET ACTIONS

  • En Wallonie, EDORA a demandé au Ministre de l’Energie de mettre en place un mécanisme de soutien direct au gaz renouvelable, que ce soit via un mécanisme de prix d’achat garanti ou par l’instauration d’un taux d’injection obligatoire dans le gaz naturel distribué sur le réseau.
  • EDORA a également proposé d’impliquer d’autres départements dans le soutien au biogaz, car la biométhanisation agricole ou de la fraction fermentescible des ordures ménagères génère de nombreuses externalités positives (économie circulaire, emploi, développement rural, etc.) qui méritent d’être prises en compte et internalisées à d’autres niveaux.
  • A Bruxelles, EDORA encourage surtout le Cabinet du Ministre de l’Energie et son administration à privilégier les options permettant de concrétiser au plus vite la décision de doter la Région d’une unité de biométhanisation, en lançant dès que possible un appel à projets dans ce domaine, plutôt qu’une nième étude de faisabilité ou de dimensionnement.
  • En concertation avec ses membres, EDORA a par ailleurs élaboré une liste de mesures de simplification administrative à analyser et à promouvoir auprès des pouvoirs publics (permis d’environnement basés sur la production plutôt que sur la puissance, incorporation de cendres issues de la filière bois-énergie au digestat, etc.).

PERSPECTIVES ET PLAN D’ACTION

EDORA souhaite l’élaboration d’un Plan de développement Biomasse à l’horizon 2030 incluant :

  • un inventaire détaillé des gisements pertinents disponibles et mobilisables,
  • une séparation stricte des déchets organiques et des ordures ménagères,
  • le déploiement progressif d’unités de biométhanisation sur l’ensemble du territoire,
  • une stratégie pour l’utilisation du biométhane, comme carburant ou incorporé au gaz naturel,
  • la promotion active du bois dans la construction en synergie avec le bois-énergie.