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Biogaz

Biogaz

CONTEXTE

  • Parce qu’elle peut être stockée et/ou convertie, en bio-CNG, en biométhane injectable dans le réseau gaz ou en électricité (idéalement avec cogénération de chaleur), la biomasse, issue de cultures dédiées ou de déchets agricoles, agroalimentaires et ménagers, est une source d’énergie polyvalente et «contrôlable », à bien des égards, complémentaire des autres sources d’énergie renouvelables (notamment variables).
  • D’après ValBiom, la biomasse réalistement exploitable en Belgique permettrait de produire 15,6 TWhPCS et de couvrir environ 9 % de nos besoins actuels en gaz.
  • La biométhanisation agricole à partir de ressources actuellement trop peu valorisées (effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intercalaires, etc.) offre un potentiel important.
  • La Région de Bruxelles-Capitale, quant à elle, envisage depuis des années de biométhaniser ses déchets organiques. Fort d’un accord de Gouvernement qui va cette fois dans le même sens, son Ministre de l’Energie a annoncé son intention de rapidement concrétiser cette ambition.

ENJEUX POUR LE SECTEUR

  • La production de biogaz permet différentes méthodes de valorisation énergétique (électricité, chaleur, gaz, carburant,…). Elle produit également le digestat (un engrais fort appréciable et local), de l’emploi dans le monde rural, des effets environnementaux positifs, etc.
  • Le soutien aux unités de biométhanisation ne doit pas seulement se baser sur l’énergie produite, mais également sur les nombreux co-bénéfices au niveau agricole et environnemental.
  • L’exploitation des bioénergies nécessite cependant un encadrement adéquat, afin d’en développer les gisements locaux, d’en stimuler le déploiement et d’en optimiser les retombées positives, tant au niveau des gisements mobilisables (pratiques agricoles, distances parcourues), qu’au niveau de leur conversion (qualité de la combustion et débouchés divers).
  • Le cadre régulatoire semble cependant trop complexe pour exploiter pleinement le potentiel en unités de biométhanisation.

POSITIONNEMENT D’EDORA

  • En Wallonie, EDORA poursuit les échanges avec le Cabinet et le SPW, afin de défendre un cadre de soutien clair et efficace, tant pour la production d’électricité que de biométhane. La perspective d’une très faible enveloppe à l’horizon 2023 risque cependant de donner un coup de frein important à la filière si rien ne change d’ici là.
  • A Bruxelles, EDORA encourage surtout le Cabinet du Ministre de l’Energie et son administration à privilégier les options permettant de concrétiser au plus vite la décision de doter la Région d’une unité de biométhanisation, en lançant dès que possible un appel à projets dans ce domaine, plutôt qu’une nième étude de faisabilité ou de dimensionnement.
  • Un GT biogaz a été organisé en janvier 2021, afin d’établir la liste des freins et mesures spécifiques nécessaires.

PERSPECTIVES ET PLAN D’ACTION

  • EDORA continuera de suivre le dossier soutien pour le biogaz, tant sous l’aspect électricité que pour les autres vecteurs.
  • Concernant le digestat, le nouveau Règlement Fertilisant (en application à la mi-2022) pourrait offrir de nouveaux débouchés pour nos digestats, mais risque également de mettre en concurrence les digestats wallons avec d’autres digestats européens. EDORA s’assurera que cette législation reste une opportunité.